L'intégration dans le territoire

Un projet concerté, au cœur des enjeux locaux

Pensé pour accompagner le développement local tout en préservant les milieux naturels et les usages existants, ce projet de ligne électrique repose sur le dialogue, l’écoute et la prise en compte des spécificités du territoire.

ligne bellevue intégration

Bâtir ensemble dans le respect du territoire : un projet concerté, de 140 M€, au coeur des enjeux locaux

La construction de la nouvelle ligne électrique et des postes associés, pourront contribuer au développement du territoire ainsi qu’au développement économique local.

Du point de vue environnemental, la zone d’étude comprend 2 grands types de paysages : des zones humides sur le littoral et le domaine forestier sur le reste de la zone. Chacun de ces types de paysage embarque de nombreuses zones protégées dont il faut tenir compte.

La faisabilité économique, sociétale et environnementale du projet de création de la ligne à un circuit 90 kV de l’Ouest guyanais nécessite :

  • La prise en compte de l’environnement ;
  • L’écoute de toutes les parties prenantes et en particulier les populations locales ou autochtones ;
  • Un dialogue constructif sur le « terrain » au quotidien tout au long du projet (du lancement jusqu’à sa mise en service).

Environnementaux

Le projet prendra en compte les enjeux vis à vis du milieu naturel en présence de :

  • Zones humides et marais offrant un habitat particulièrement riche pour la faune avec notamment deux zones humides classées d’importances mondiales inscrites sur la liste de la convention RAMSAR;
  • Zones de savanes reconnues comme des habitats patrimoniaux ;
  • Espèces ou habitats protégés ;
  • Périmètre du Parc Naturel Régional de Guyane (PNRG)
  • Zonages d’inventaires : ZNIEFF de type I et de type II
  • Espaces Naturels Remarquables du Littoral (ENRL)
  • Espaces Naturels à Haute Valeur Patrimoniale (ENHVP)
  • Espaces Naturels de Conservation Durable (ENCD)
  • Corridors écologiques, trames vertes et bleues ;
  • Zones boisées de grande valeur : Espaces Forestiers de Développement, correspondant au Domaine Forestier Permanent (DFP) au sein desquelles se trouvent des Séries
    d’Intérêt Ecologique (SIE) ;
  • Réserve Naturelle Nationale (RNN) de l’Amana ;
  • Zone classée en “Arrêté de Protection de Biotope : APB des forêts sur sables blancs de Mana ;
  • Terrains du Conservatoire des Espaces Littoraux et des Rivages Lacustres (CELRL)
enjeux à prendre en compte
carte 1 sociétaux
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Sociétaux

Le tracé du projet, 170km, recouvre un territoire caractérisé par une grande diversité de populations, de langues, de cultures et de modes de vie.

Le projet ne doit pas porter atteinte aux populations autochtones ni développer des conflits d’usage : agriculture, habitats et modes de vie des communautés amérindiennes et bushinenguées, sacralité et valeur symbolique des espaces.

Une attention particulière sera portée aux communautés présentes sur les zones de droit d’usage collectif (ZDUC) qui reconnaissent à certaines communautés d’habitants des droits d’usages collectifs pour utiliser les ressources naturelles.

Le projet s’inscrit par ailleurs dans un territoire jeune, marqué par un fort taux de chômage et de précarité (56% de la population sous le seuil de pauvreté, selon l’Insee).

Foncier

Le développement du projet s’inscrit dans un contexte de forte pression foncière.

Enjeux d’indivision
Les problèmes fonciers (titrement, indivision, biens abandonnés) sont importants et génèrent à la fois du désordre foncier et des tensions avec la population. Les désordres fonciers entraînent des tensions sociales importantes et limitent la capacité à agir sur le développement de leur territoire.

Rareté du foncier
Une part importante du foncier relève du domaine de l’État, qui en est le principal gestionnaire. Cette spécificité s’explique par l’étendue des espaces naturels et forestiers et par l’histoire foncière du territoire.

Dans ce contexte, la mobilisation du foncier pour les projets d’aménagement nécessite des procédures spécifiques et une articulation étroite avec les services de l’État, afin de concilier les besoins de développement, la protection des milieux naturels et les usages existants.

Demandes récurrentes des Amérindiens depuis une quarantaine d’années pour les droits à leurs terres. L’accès et la reconnaissance des terres des populations autochtones constituent un sujet important du territoire. Ces communautés expriment des attentes fortes en matière de préservation de leurs espaces de vie et de leurs usages traditionnels, dans un contexte d’évolution rapide du territoire.

nuage de mots foncier

Le projet doit concilier développement du territoire, préservation du milieu naturel, respect des droits des populations et prise en compte des usages existants, afin de garantir un équilibre durable entre les différents besoins.